Que signifie le terme "glanage" ?

 

« Glaner » signifie aller ramasser les fruits, légumes et céréales tombés au sol dans un champ qui vient d’être récolté.

En 1554, un édit royal stipulait que « le glanage est autorisé aux pauvres, aux malheureux, aux gens défavorisés, aux personnes âgées, aux estropiés et aux petits enfants ! »

Ce texte est toujours en vigueur.

 

L’article 520 du Code civil et l’article R26 du Code pénal établissent le cadre juridique.

 

Le glanage existe sous plusieurs formes :

- Le glanage à la fin des marchés. Plusieurs exemples : La Tente des Glaneurs récupère les invendus ou les dons à l’issue des marchés et les cède localement aux personnes dans le besoin, créant ainsi un espace de solidarité ; les Glaneurs du Chalonnais qui existent à Chalons sur Saône depuis 2011, s’identifient comme acteurs du glanage urbain collectant auprès des marchés et des commerçants.

- Le glanage des fruits ou légumes : le Bocal Local en Gironde, Fruitmalin en Bourgogne. Ces associations collectent dans les vergers et les potagers des productions que le propriétaire leur cède, qui sont ensuite cédées à des associations caritatives, vendues sur les marchés, transformées en compotes ou jus. Ce système fonctionne avec des bénévoles, mais la vente permet aussi d’embaucher et d’acquérir des locaux de préparation.

 

On distingue le glanage, qui concerne ce qui reste à même le sol, du grappillage qui concerne ce qui reste sur les arbres ou les ceps après la cueillette. On glane donc des pommes de terre, des céréales, on grappille les raisins, les pommes, les fruits en général.

 

 

 

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